Christophe Ramblière accompagne la Présidente de Région en Charente
Angoulême – Sud-Ouest jeudi 8 décembre 2011
Ségolène Royal débute sa visite par une Scop.
Au département édition de l’École européenne supérieure de l’image, feuilletant un travail inspiré du « discours de Grenoble » de Sarkozy. || Kluba Tadeusz
La présidente de la Région a fait trois étapes, hier, dans l’agglo, commençant par une coopérative, la Scotpa, spécialisée dans les travaux publics.
La demande émanait du PDG, Alban Blévin. Il avait adressé il y a trois ans un courrier à la présidente de la Région faisant part de ses difficultés. « On était en pleine crise », rappelle-t-il. Hier, Ségolène Royal a répondu à son invitation en débutant sa visite dans l’agglomération d’Angoulême par une étape dans son entreprise, la Scotpa, à Gond-Pontouvre, une société de travaux publics qui fonctionne sur un mode coopératif. Un type de gestion cher à l’élue socialiste.
« Socialement, c’est très agréable, souligne Alban Blévin. C’est plus humain. Chaque homme a sa voix. Et on partage nos richesses. » La Scotpa, qui emploie 119 personnes, est née en 1978 quand neuf salariés ont décidé de reprendre leur société après un dépôt de bilan.
Un Contrat initiative climat signé entre l’Agglo et la Région
Il s’agit d’un contrat deuxième génération. Hier soir, dans les Ateliers Magelis, Grand-Angoulême a signé son Contrat local initiative climat (Clic) n°2 avec la Région et l’Ademe, les deux structures qui l’appuient financièrement dans ses projets pour diminuer la production de gaz à effet de serre. Philippe Lavaud, président du Grand-Angoulême, a rappelé que le premier contrat avait abouti à 8 % d’économie d’énergie et une baisse de 5 % de gaz à effet de serre. Il a souligné également qu’il s’agissait d’une démarche volontariste. « Si on en était resté au Grenelle… » Un exemple d’objectif inscrit dans le Clic : 8 000 logements chauffés au bois en 2020. L’originalité du Clic de Grand-Angoulême est d’avoir réussi à y associer, en plus des différentes communes, un nombre très important d’entreprises, les bailleurs sociaux et même l’IUT. En Charente, le Pays Sud-Charente est également engagé dans un Clic deuxième génération.
Embauches
Depuis, elle a grossi progressivement et continue à embaucher une à deux personnes chaque année. « Nous travaillons à 80 % pour les collectivités publiques, et à 20 % pour le privé » a détaillé le PDG de la Scotpa.
La trésorerie de l’entreprise est saine, avec un faible endettement, et elle s’inscrit dans une démarche environnementale en intégrant déjà 30 % de vieil enrobé raclé sur les routes dans la fabrication de son enrobé nouveau.
Mais elle souffre. De la baisse des appels d’offres lancés par les collectivités, de ses marges qui se resserrent et des difficultés pour obtenir des crédits alors qu’elle veut s’agrandir.
Alban Blévin s’est dit satisfait, hier, qu’en plus de Ségolène Royal, d’autres élus régionaux (Michel Broncy, Joëlle Averlan, Christophe Ramblière) soient là pour entendre l’exposé de ses difficultés de chef d’entreprise.