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Archive pour la catégorie ‘Conseil Régional’

Région Poitou-Charentes § Région de Fatick : une coopération exemplaire !

Mercredi 11 janvier 2012

Du 4 au 8 janvier 2012, Benoît Biteau, Président de la Commission Agricole, a accompagné Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, au Sénégal dans la Région de Fatick. Ils ont, entre autre, inauguré la première foire agricole. C’est l’aboutissement de quatre années de travail et d’un partenariat entre les agriculteurs des deux Régions.

Des actions de coopération décentralisées très originales ont été mises en place et ont rencontré un grand succès avec plus de 1 500 entreprises créées, permettant de faire vivre des familles et leur entourage de leur travail. Ce partenariat s’est construit dans un esprit participatif, sans intermédiaires bureaucratiques, par des contacts directs entre agriculteurs, éleveurs et techniciens agricoles des deux pays, grâce à la volonté des deux Régions.

Les paysans de la Région Poitou-Charentes ont apporté leurs savoir-faire en matière d’élevage et de fabrication de fromages de chèvres. Le succès est tel que les producteurs ne peuvent pas répondre à l’ensemble de la demande. Cette activité a permis de structurer une activité économique locale sur la Région de Fatick.
Un transfert de technologies a offert une empreinte écologique bénéfique sur l’environnement avec l’utilisation systématique des énergies renouvelables. En contre-partie, les éleveurs de la Région de Fatick ont transmis leurs techniques d’élevage pratiquées en période de sécheresse. Dans un contexte de crise mondiale, cette solidarité est plus que jamais un exemple à suivre.

La souveraineté alimentaire a progressé avec une valorisation des productions locales en circuits courts : activités de maraîchage et d’élevage, autour de la production de viande, de lait et transformation fromagère, ce qui a permis à plus de 1 000 familles d’éleveurs de structurer une filière économique et de faire vivre dignement leurs proches. La délégation a découvert la ferme-école de Kaydara, qui intensifie le maraîchage bio, l’agroforesterie, et installe de futurs producteurs.

Visite d’une fromagerie à Djilor et

Rencontre avec un maraîcher à Mbam.

Comme dans notre Région, la Région de Fatick a attribué des bourses tremplins à des jeunes créateurs d’entreprises. Ce dispositif a connu le même succès qu’en France avec la création de 540 entreprises : coiffeurs, couturières, cyber- café, forgerons, fabricants de charrettes, etc.

Un programme de développement des énergies solaires a également été mis en oeuvre et afin d’électrifier des villages devenus maintenant autonomes en énergie, comme  Diouroup et Djilor, dans lesquels se sont rendus les élus français. Dans les foyers, la consommation en bois a été réduite de 80% participant ainsi à la lutte contre la déforestation.

Toutes ces réalisations ont notamment donné lieu à un accroissement de l’éco-tourisme avec le réseau français Accueil Paysan, et la labellisation d’une quinzaine de lieux d’hébergement sur la Région de Fatick. Des adresses qui, pour la première fois, seront référencées dans le guide français Accueil Paysan 2012.

La délégation française a enfin rencontré des artistes sénégalais, dont le musicien Youssou N’Dour, candidat à la présidentielle sénégalaise depuis le 2 janvier dernier.

Christophe Ramblière accompagne la Présidente de Région en Charente

Jeudi 8 décembre 2011

Angoulême   – Sud-Ouest jeudi 8 décembre 2011

Ségolène Royal débute sa visite par une Scop.

Au département édition de l’École européenne supérieure de l’image, feuilletant un travail inspiré du « discours de Grenoble » de Sarkozy. || Kluba Tadeusz
La présidente de la Région a fait trois étapes, hier, dans l’agglo, commençant par une coopérative, la Scotpa, spécialisée dans les travaux publics.

La demande émanait du PDG, Alban Blévin. Il avait adressé il y a trois ans un courrier à la présidente de la Région faisant part de ses difficultés. « On était en pleine crise », rappelle-t-il. Hier, Ségolène Royal a répondu à son invitation en débutant sa visite dans l’agglomération d’Angoulême par une étape dans son entreprise, la Scotpa, à Gond-Pontouvre, une société de travaux publics qui fonctionne sur un mode coopératif. Un type de gestion cher à l’élue socialiste.

« Socialement, c’est très agréable, souligne Alban Blévin. C’est plus humain. Chaque homme a sa voix. Et on partage nos richesses. » La Scotpa, qui emploie 119 personnes, est née en 1978 quand neuf salariés ont décidé de reprendre leur société après un dépôt de bilan.

Un Contrat initiative climat signé entre l’Agglo et la Région

Il s’agit d’un contrat deuxième génération. Hier soir, dans les Ateliers Magelis, Grand-Angoulême a signé son Contrat local initiative climat (Clic) n°2 avec la Région et l’Ademe, les deux structures qui l’appuient financièrement dans ses projets pour diminuer la production de gaz à effet de serre. Philippe Lavaud, président du Grand-Angoulême, a rappelé que le premier contrat avait abouti à 8 % d’économie d’énergie et une baisse de 5 % de gaz à effet de serre. Il a souligné également qu’il s’agissait d’une démarche volontariste. « Si on en était resté au Grenelle… » Un exemple d’objectif inscrit dans le Clic : 8 000 logements chauffés au bois en 2020. L’originalité du Clic de Grand-Angoulême est d’avoir réussi à y associer, en plus des différentes communes, un nombre très important d’entreprises, les bailleurs sociaux et même l’IUT. En Charente, le Pays Sud-Charente est également engagé dans un Clic deuxième génération.
Embauches

Depuis, elle a grossi progressivement et continue à embaucher une à deux personnes chaque année. « Nous travaillons à 80 % pour les collectivités publiques, et à 20 % pour le privé » a détaillé le PDG de la Scotpa.

La trésorerie de l’entreprise est saine, avec un faible endettement, et elle s’inscrit dans une démarche environnementale en intégrant déjà 30 % de vieil enrobé raclé sur les routes dans la fabrication de son enrobé nouveau.

Mais elle souffre. De la baisse des appels d’offres lancés par les collectivités, de ses marges qui se resserrent et des difficultés pour obtenir des crédits alors qu’elle veut s’agrandir.

Alban Blévin s’est dit satisfait, hier, qu’en plus de Ségolène Royal, d’autres élus régionaux (Michel Broncy, Joëlle Averlan, Christophe Ramblière) soient là pour entendre l’exposé de ses difficultés de chef d’entreprise.

BILAN DE MANDAT ANNEE 2011 DE NATHALIE GARNIER

Lundi 5 décembre 2011

Au cours de l’année 2011, j’ai mené, aux côtés de Jean-François Macaire, 1er Vice-président du Conseil Régional et Président de la Commission économique, ce travail de fond propre à la 1ère Commission. Un travail toujours extrêmement lié à l’actualité régionale et qui parfois est soumis à des devoirs de réserves et de discrétion. Ainsi, au cours de cette année, en relation directe avec les missions dévolues à la 1ère commission, j’ai notamment :

- Participé à l’élaboration du Schéma régional de développement économique 2011-2015 ;

-  Assisté aux derniers arbitrages liés au schéma régional de développement touristique 2011/2015 ;

-  Représenté la Région au Comité Régional des Aides Economiques (CRAE) qui, en lien avec les services de l’Etat, du CESER, de la Préfecture de Région, … se réunit tous les mois pour valider les attributions d’aides aux dirigeants d’entreprises dans le cadre des règlements régionaux (formations, aides directes, …) ;

-  Rejoint les membres de Poitou-Charentes Innovation (PCI) pour des comités techniques et des Conseils d’administration et participe ainsi aux travaux, sur le territoire de Poitou-Charentes, de prospection et de prise de contacts avec l’ensemble des intervenants dans l’accompagnement des jeunes créateurs d’entreprise particulièrement dans les domaines de l’innovation ;

-    Aux côtés de la Présidente Ségolène Royal, début juillet à Paris, à la signature de la convention avec la société Solairedirect, premier opérateur photovoltaïque indépendant de France, pour la mise en œuvre d’ESTER. Je suis d’ailleurs membre du CA de la SEM ESTER dont le Président est Georges Stupar.

Outre mon actualité de Conseillère régionale, je suis, en tant que Conseillère municipale de La Rochelle, administratrice du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de La Rochelle. Toutes les semaines les administrateurs se réunissent pour travailler sur les sujets qui relèvent des missions du CCAS : l’action sociale à travers les aides directes, l’accueil des personnes âgées au sein des établissements publics rochelais, l’accueil de la petite enfance au sein des crèches municipales, le maintien à domicile, … .

Fonctionnaire territoriale actuellement en poste dans une collectivité, je mets tout en œuvre pour veiller à ce que je crois être primordial : assurer un parfait équilibre entre vie professionnelle, vie familiale et mandats. Je reste ancrée dans l’efficacité liée avant tout à l’action de fond. Je me tiens donc à votre disposition pour vous apporter plus d’informations sur les activités que je tente de mener en tant qu’élue : famillegarnier.ullern@wanadoo.fr

Nathalie GARNIER, Conseillère régionale, membre de la première commission.

Agriculture/Europe La Région Poitou-Charentes se joint à d’autres Régions européennes pour échanger avec les Institutions européennes sur l’avenir de la PAC

Mercredi 23 novembre 2011

Lundi 21 novembre 2011, la Région Poitou-Charentes, représentée par Benoît Biteau, Vice-président en charge de l’agriculture, était présente à Bruxelles aux côtés d’autres Régions, pour une série d’entretiens avec les principaux acteurs institutionnels de la réforme de la PAC (Politique Agricole Commune).

La démarche, inaugurée en janvier 2011 par une conférence au Comité des Régions, vise à rassembler des Régions de toute l’Europe qui, malgré des structures de production agricoles différentes, n’en partagent pas moins une même image de l’agriculture de demain.

Après une première déclaration politique remise à la Commission au début de l’année, les Régions Bretagne (FR), Pays de la Loire (FR), Andalousie (ES), Emilie Romagne (IT), Poitou-Charentes (FR), Toscane (IT), Bavière (DE), Haute-Autriche (AT) et Małopolska (PL) ont continué leur travail de collaboration pour analyser les propositions de la Commission sorties le 12 octobre dernier  et approfondir leur position.

Elles ont ainsi rencontré les plus hauts représentants du triangle institutionnel en charge de la réforme de la PAC : le Commissaire à l’Agriculture Dacian Cioloş pour la Commission européenne, le député Luis Manuel Capoulas Santos pour le Parlement européen, et Andrzej Babuchowski, conseiller agricole de la Pologne qui assure aujourd’hui la présidence du Conseil.

Benoît Biteau s’est exprimé au nom de toutes les Régions du groupe, pour affirmer la nécessité d’une agriculture à taille humaine qui relève les défis contemporains environnementaux et nourriciers. Il a félicité le Commissaire à l’Agriculture pour le travail réalisé, mais il a également souligné la nécessité d’aller plus loin que les propositions de la Commission, notamment dans le soutien à l’installation ou la prise en compte de l’emploi dans les paiements directs.

Le Vice-président régional s’est dit très satisfait de cette rencontre de proximité avec le Commissaire Dacian Cioloş qui est apparu très attentif à la position des Régions. « L’entretien a été complet et constructif. Le Commissaire maîtrisait parfaitement les différents sujets abordés et a pris le temps de réagir à chacune de nos propositions. Il y a bien sûr des points de désaccord, sur le plafonnement et la modulation des aides ou la stabilisation des marchés, mais M. Cioloş a apprécié le soutien critique des Régions ».

Lors des échanges, le Commissaire a souligné la nécessité d’une PAC qui reconnaisse la diversité des agricultures. Elle doit être multiple, adaptée à chaque région et à chaque production.

Le Député européen Luis Manuel Capoulas Santos (groupe socialiste) a accueilli favorablement les critiques  mais aussi les propositions constructives formulées par ce groupe de Régions : « Celles-ci m’aideront dans l’élaboration de mon rapport, qui sera soumis dans les prochaines semaines à la commission agriculture du Parlement européen ».

Benoît Biteau a insisté sur l’ « expérience originale » que constitue ce partenariat interrégional européen: « Aujourd’hui, les Régions se sont adressées directement à la Commission, sans passer par les Etats et il faut s’en féliciter et poursuivre nos efforts ». Une chose est sûre, en Poitou-Charentes, la volonté politique est là.

Une agriculture vertueuse !

Jeudi 3 novembre 2011

L’opposition régionale serait-elle aveugle au point d’en perdre toute objectivité sur la question agricole, son enjeu alimentaire, et sa capacité à produire à long terme?

L’agriculture raisonnée n’est que le minimum réglementaire exigé par l’Union Européenne pour obtenir les aides publiques de la PAC (Politique Agricole Commune) qui distribue quand même chaque année 57 milliards d’Euros (43 % du budget de l’Union Européenne), 9,5 milliards d’Euros à la simple France, 660 millions d’Euros pour la Région Poitou-Charentes.

C’est cette agriculture raisonnée, qui est d’abord chimique et intensive, qui, pratiquée depuis 60 ans, fait qu’un milliard de personnes souffrent de la faim à la surface de la planète, alors que la production mondiale, qui en nourrit 6 milliards aujourd’hui, peut nourrir 12 milliards d’humains ! Mais elle préfère visiblement nourrir le capital et les moteurs thermiques, que nos enfants !

C’est cette agriculture raisonnée, qui avec l’argent publique des contribuables, qui eux attendent de l’agriculture qu’elle respecte la biodiversité, les équilibres, les ressources et l’eau en particulier, la santé de nos enfants, et relève le défi climatique, fait de la France le premier utilisateur mondial de pesticides à l’hectare, tuant la vie, menaçant notre santé et à l’origine de la fermeture de 150 points de captages d’eau potable en 10 ans, en Charente-Maritime.

Eau, qui d’ailleurs, sera aussi dépolluée avec l’injection d’argent publique, alors que nous pourrions, en amont, orienter les aides de la PAC vers des pratiques agricoles vertueuses. C’est la double peine !

La triple peine, c’est les retenues de substitution, financées elles aussi, par de l’argent public !

Ces « bassines » viennent en soutien d’un modèle agricole qui menace la biodiversité, la ressource en eau, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, et donc les pêcheurs et les ostréiculteurs à l’aval.

Combien savent que ces « bassines » sont remplies par des forages ? Combien savent que seulement un tiers des prélèvements d’irrigation seront compensés par ces « bassines, et que les deux tiers restants continueront à l’être, en été, dans les ressources naturelles ? Combien savent que ces équipements forts onéreux, financés par l’argent public, ne s’adressent qu’à 7 % des agriculteurs, les irrigants ? Que ce maïs produit avec l’eau qui nous manque est exporté (480 000 tonnes/an partent de La Pallice !) à 15 % d’humidité, faisant que 70 000 tonnes d’eau de nos territoires embarquent sur des bateaux pour traverser des océans ? Que ce maïs, quand il est consommé sur place par les animaux, doit être complété par du soja, OGM, importé des Amériques, pour équilibrer une ration distribuée à des animaux élevés sur des aires bétonnées et ayant donc perdus tout lien au terroir ? Ne sont-ils pas, pourtant, d’abord des herbivores ? Ne pouvons-nous pas produire, nous même, nos protéines ? La meilleure façon de stocker de l’eau, n’est-elle pas de la stocker dans les sols, où les taux de matière organique seraient restaurés par des pratiques agronomiques retrouvées, et qui par ailleurs redonneraient du sens à la notion de terroir ? Le bon sens paysans quoi !

Alors, au-delà du débat bio, n’y a-t-il pas une conscience citoyenne à soutenir un modèle agricole qui vise à l’autonomie alimentaire ici et là-bas, où les bouches attendent à manger ? A prôner l’autonomie alimentaire de nos élevages sur un modèle herbagé, produisant des protéines locales, respectant les vocations territoriales, comme celles des zones humides par exemple ? A prôner une souveraineté alimentaire qui consiste à produire localement ce qui sera consommé, localement ?

Comment ce modèle « raisonné », extrêmement dépendant du pétrole, pour élaborer les engrais chimiques et les pesticides, va-t-il produire quand les ressources pétrolières seront taries ?

L’agronomie, qui permet de valoriser, grâce à la photosynthèse des végétaux, les ressources inépuisables que sont la lumière, le carbone et l’azote atmosphérique, aujourd’hui oubliée pour y préférer les parades chimiques et leurs cortèges de menaces pour les générations futures, ne constitue-t-elle pas une réponse durable aux enjeux nourriciers, écologiques et démographiques de demain ?

Redécouvrir que l’écologie n’est pas une contrainte, mais un atout, pour produire demain, en harmonie, en équilibre avec nos environnements écologiques, sociaux et économiques, pour répondre dans la durée, au défi alimentaire, et pour préserver la capacité de la terre (avec un petit t) et de la terre (avec un grand T) à produire demain. Cette logique participe à l’émergence d’un modèle vertueux. Alors que certains d’entre nous parle d’agriculture raisonnée, écologiquement intensive, la Région Poitou-Charentes préfère aujourd’hui venir en soutien d’une agriculture raisonnable, intensément écologique, capable de relever les grands défis contemporains.

Benoît BITEAU

Parti Radical de Gauche (secrétaire national)
Vice Président de la Région Poitou Charentes,
Président de la commission « Ruralité, Agriculture, Pêche & Cultures marines ».
Élu référent du Conseil Régional pour le pays Marennes – Oléron.
Président de CA du Lycée de la mer.
Ingénieur des Techniques Agricoles.
Conservateur du Patrimoine Technique, Scientifique & Naturel.
Paysan Bio.
Lauréat 2009 du Trophée National de l’Agriculture Durable.

Communiqué de presse de Benoît Biteau

Vendredi 14 octobre 2011
Suite aux propos mensongers des conseillers régionaux de l’opposition publiés dans Sud-Ouest le vendredi 7 octobre 2011, ainsi que dans le Courrier de l’Ouest du mercredi 5 octobre 2011, Benoît Biteau a souhaité répondre afin de rappeler que la Région Poitou-Charentes a financé l’installation en agriculture à hauteur de 520 000 € cette année :
Des propos insultants ?

Suite aux débats sur l’agriculture lors de la session du Conseil Régional du 03 octobre, les élus de l’opposition se déclarent heurtés par mes propos au sujet du syndicat agricole majoritaire. La réalité est effectivement parfois difficile à admettre !

Lorsqu’ils s’inquiètent du manque de dynamique pour l’installation en agriculture et qu’ils sont tentés d’en faire porter la responsabilité à la Région, je suis dans l’obligation de rappeler que lors de la réforme du parcours à l’installation ce même syndicat a souhaité ne pas associer les Régions. Dans une Région où les acteurs centraux de l’accompagnement à l’installation sont les Points Infos Installation et les Chambres d’Agriculture, où l’accès au foncier est géré par la SAFER, quelle autre réaction puis-je avoir que de constater le rôle discutable de la FNSEA face à la disparition de 25 % des agriculteurs en 4 ans, face à un transfert de foncier qui, pour 67 %, est orienté vers l’agrandissement, face à l’effondrement des installations, quand nous savons que ces structures, auxquelles il convient d’ajouter les caisses locales du Crédit Agricole ou encore les MSA (Mutuelles Sociales Agricoles), sont présidées par la FNSEA ? N’est-il pas temps que les vrais responsables de ce gâchis  prennent leurs responsabilités, alors que la Région octroi 520 000 € (SAFER : 114 337 €, PIDIL : 101 613 €, Points Info Installation : 68 593 €, Répertoire à l’installation : 99 990 €, ARDEAR : 78 999 €, Terre de liens : 58 212 €) à l’installation en agriculture ! Coquette somme pour un désengagement !

Concernant le débat sur l’eau, la position de la Région vise à adopter une posture responsable à l’égard d’une ressource qui appartient à tous. Sous la houlette des Chambres d’Agriculture, du Conseil Général de la Charente-Maritime et de la FNSEA, émerge une stratégie de stockage par des retenues de substitution financées par l’argent public. Serait-il donc indécent de poser la question du modèle agricole qui bénéficiera de ces investissements ? Ces équipements serviront-ils l’intérêt général ? La sécheresse 2011, n’est-elle pas le cheval de Troie du soutien à la maïsiculture, quand on sait que moins de 7 % des surfaces sont irriguées et que la quasi-totalité du maïs produit embarque sur le port de La Pallice ? Ces retenues de substitution bâchées, remplies par des forages même en hiver, ne vont-elles pas accentuer les difficultés de gestion de la ressource en eau comme c’est déjà le cas sur certains secteurs concernés ? Ne vont-elles plonger davantage encore l’ostréiculture dans une crise déjà dramatique ? Enfin le maïs irrigué, que ce soit pour exporter son grain, ou que ce soit en ensilage complété par du soja OGM d’Amérique du Sud pour nourrir des vaches en bâtiments, correspond-t-il a un modèle de développement vertueux, redonnant du sens au lien au terroir ? Sur fond de pénurie de pétrole et de santé publique, alors que la France reste le second utilisateur mondial de pesticides, le premier en dose par hectare de pesticides et d’engrais chimiques dérivés du pétrole, n’est-il pas grand temps de retrouver les vertus d’une agronomie permettant de s’affranchir de la chimie et de préserver la santé des consommateurs ? A fortiori quand l’agriculture reste l’activité économique la plus lourdement soutenue par l’argent publique, ne doit-elle pas rendre des comptes à la société pour ses dégâts sur la biodiversité, les équilibres, les ressources et l’eau en particulier, la santé, le dérèglement climatique ? Alors oui, si nous voulons effectivement relever le défi alimentaire pour les générations futures en général, et des paysans en particulier, il est de notre devoir de bâtir un modèle vertueux autour d’une agronomie retrouvée, pour préserver la capacité de la terre (avec un petit t !) et de la Terre (avec un grand T !) à produire demain. Il faut donc sortir, le plus vite possible, de cette fuite en avant qui affame aujourd’hui plus d’un milliard de personnes, d’une agriculture qui préfère nourrir le capital et les voitures plutôt que les hommes, dévaste les ressources naturelles et ne dégage même pas un revenu décent pour les producteurs. Sortir de la politique destructrice issue de la cogestion qui dure depuis trop longtemps entre la FNSEA, l’Etat et les firmes semencières et phytosanitaires, dans l’intérêt de tous et principalement des générations futures.  Ce qui est insultant pour l’ensemble des citoyens, c’est cette communication trompeuse, déconnectée des réalités et des défis à relever, dédouanant de ses responsabilités un modèle agricole qui touche le fond !

 

Benoît BITEAU

Parti Radical de Gauche (secrétaire national)

Vice Président de la Région Poitou Charentes,
Président de la commission « Ruralité, Agriculture, Pêche & Cultures marines ».
Élu référent du Conseil Régional pour le pays Marennes – Oléron.
Président de CA du Lycée de la mer.

Ingénieur des Techniques Agricoles.
Conservateur du Patrimoine Technique, Scientifique & Naturel.
Paysan Bio.
Lauréat 2009 du Trophée National de l’Agriculture Durable.

b.biteau@cr-poitou-charentes.fr
06 30 01 31 36


Communiqué des Conseillers Régionaux PRG de Poitou-Charentes

Mercredi 12 octobre 2011

Les Conseillers Régionaux PRG condamnent vivement les propos tenus par Dominique Bussereau à l’égard de Ségolène Royal.
Monsieur Bussereau prouve, en humiliant Madame Royal, qu’il n’est pas un homme d’honneur. Il démontre aussi qu’il ne fait pas ce qu’il dit : après avoir reconnu que les larmes de Madame Royal étaient « dures », il confie ne pas vouloir « être cruel au moment où elle est à terre », c’est pourtant exactement ce qu’il a fait ! Cette attitude illustre également que la coopération difficile entre la Région Poitou-Charentes et le département de la Charente-Maritime sont la conséquence du manque d’ouverture de Monsieur Bussereau.
Ce manque total d’humanisme, de respect, de dignité, valeurs si chères au Parti Radical de Gauche, témoigne, de façon cinglante, de la conception de la politique de Monsieur Bussereau. Les conseillers régionaux PRG apportent, dans cette épreuve, leur entier soutien à Ségolène Royal et renouvellent leur totale adhésion à la politique régionale qu’elle insuffle.

Nathalie Garnier, Benoît Biteau, Christophe Ramblière

TROPHEES DE L’ECONOMIE NUMERIQUE

Mercredi 12 octobre 2011

Dans le cadre des « Trophées de l’Economie Numérique », Christophe RAMBLIERE, Conseiller Régional en charge des TIC, a animé le 12 septembre la cérémonie de remise des trophées du concours des meilleurs sites Internet réalisés grâce au Chèque TIC de la Région.

Sur les 750 sites réalisés depuis 2007, 3 lauréats se sont vu remettre une tablette numérique dans les catégories artisans, commerçants et sociétés de service.

Dans la catégorie « artisans », le lauréat est le site de Godefroy Plomberie (http://www.chauffages-plomberie-86.com).

Dans la catégorie « commerçants », le site Zen cha (http://www.zen-cha.fr/) a été choisi.

Dans la catégorie « sociétés de services », le lauréat est le site d’Ideecologis (http://www.ideecologis.fr/).

 

Pour en savoir plus sur l’économie numérique en région : http://www.poitou-charentes.fr/croissance-verte-emploi/economie-numerique/eco-num-entreprise.html

 

Christophe RAMBLIERE

Conseiller Régional PRG

Tél.: 06 82 22 55 45

CREATION DE PANNEAUX SOLAIRES EN POITOU-CHARENTES

Jeudi 7 juillet 2011
Le moratoire sur le photovoltaïque imposé par l’Etat l’hiver dernier, ainsi que l’émoi provoqué par l’accident nucléaire de Fukushima ont relancé les débats autour des énergies renouvelables.

En mars dernier, afin de contrer les conséquences de la baisse de rachat de l’électricité solaire, la Région Poitou-Charentes a mis en place un « Fonds de résistance photovoltaïque », c’est à dire des avances remboursables destinées à maintenir ou à faire repartir l’activité des installateurs de panneaux solaires. Pour les mêmes raisons vient d’être crée la SEML (Société d’Economie Mixte Locale) ESTER : Electricité Solaire des TERritoires de Poitou-Charentes, (voté en session du Conseil Régional le 27 juin 2011). Voir article du site du Conseil Régional ci-dessous.

Représentante de la Région au Conseil d’Administration, Nathalie Garnier a participé hier à Paris, à l’adoption et à la signature officielles des statuts de la SEML avec la Présidente de Région et Solairedirect.

La création de cette SEML vise à  « favoriser la fabrication française de panneaux solaires et à stabiliser le prix de l’énergie produite,en le rapprochant du prix du marché » *. Les crédits du Plan Energie Solaire Régional du Conseil Régional, lancé en 2009, seront « mobilisés pour financer les premiers projets de la SEM » *. Ce plan est doté de 400 millions d’euros sur 2009-2012.

* dixit Ségolène Royal.

Naissance d’Electricité Solaire des Territoires Poitou-Charentes
Ségolène Royal et Thierry Lepercq pour la signature avec Solaire  Direct - Région  

Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes et Thierry Lepercq, Président de Solairedirect lors de la signature le 6 juillet.

Ségolène ROYAL, Présidente de la Région Poitou-Charentes, a participé aujourd’hui à l’Assemblée Générale constituante de la société d’économie mixte ELECTRICITE SOLAIRE DES TERRITOIRES POITOU-CHARENTES avec la société Solairedirect, premier opérateur dédié à l’énergie solaire photovoltaïque en France.

Le projet d’Electricité Solaire des Territoires répond à la nécessité de trouver des solutions pour relancer la filière solaire photovoltaïque après le désengagement de l’Etat, il s’inscrit dans le cadre du fonds de résistance photovoltaïque mis en place par la Région Poitou-Charentes. 

Il répond à un quadruple enjeu :

 

     

  • permettre aux territoires de se réapproprier la compétence de production d’électricité,
  • produire une électricité propre à un coût compétitif sur le marché,
  • développer et consolider une filière de production régionale de panneaux solaires, créatrice d’emplois durables,
  • proposer aux consommateurs une énergie propre à un coût maîtrisé dans la durée pour préserver le pouvoir d’achat et la compétitivité des entreprises.
  •  

     

La Société d’économie mixte créée aujourd’hui par la Région Poitou-Charentes et Solairedirect est le pivot de ce projet innovant (avec un programme d’investissement de 200 M€ d’ici 2015, soit 120 MW de puissance).

Ce projet montre qu’une transition vers les énergies propres et renouvelables est possible, dès lors que les acteurs publics et privés sont prêts à se mobiliser avec courage et ambition.


Contre des pratiques d’un autre âge, le plus vaste SAGE de France vers une gestion exemplaire !

Jeudi 23 juin 2011

Benoît BITEAULors d’un déplacement organisé par la Chambre d’Agriculture le 16 juin dernier, les Conseillers Généraux de Charente-Maritime ont été manipulés sur la base d’informations fausses. Ces mêmes informations mensongères et calomnieuses furent reprises le lendemain, en séance publique de l’Assemblée Départementale. Sur la forme, prendre à témoin un groupe d’élus, au prétexte d’un déplacement de travail, afin de leur montrer des pratiques agricoles improbables sur la base de parcelles que je ne cultive même pas, relève du mensonge et de la diffamation : des pratiques politiques que je pensais révolues depuis les années 30 ! L’attitude idéale pour renforcer la méfiance des électeurs à l’égard de la classe politique et renforcer davantage encore l’abstention. Mais à court d’arguments, il ne reste plus que l’attaque personnelle.

Sur le fond, l’année 2011, montre que nous devons créer, imaginer une autre stratégie à l’égard de la ressource en eau, sortir de la fuite en avant que nous propose les producteurs de maïs et adopter une politique d’anticipation responsable de la gestion de la ressource en eau. …

Lire la Suite

Benoit BITEAU
Vice Président de la Région Poitou Charentes,
Président de la commission « Ruralité, Agriculture, Pêche & Cultures marines ».