Nathalie Garnier s’investit auprès d’une entreprise en difficulté
Mercredi 25 janvier 2012Sud-Ouest – mercredi 25 janvier 2012
L’Entreprise Sofal aurait un repreneur potentiel
L’entreprise Sofal de Tonnay-Boutonne en crise (édition du 8 décembre) a terminé l’année avec un résultat satisfaisant même si le chiffre d’affaires est un peu inférieur à celui des années précédentes.
Les collectivités sont donc libérées des cautions qu’elles avaient apportées en décembre afin de « rassurer » la banque et les fournisseurs. Mais tout n’est pas gagné pour autant. Un repreneur s’est manifesté. Il devrait proposer demain, jeudi 26 janvier, un plan de reprise au tribunal de commerce. À ce jour, ce plan nécessite encore quelques précisions, relatives au financement des investissements. Ceux-ci permettront de diversifier et d’étendre la production. Il faut en effet, à l’avenir, éviter les problèmes de trésorerie qui ont conduit au redressement judiciaire. L’entreprise devrait s’orienter vers de nouveaux marchés comme le bio, les légumes et surgelés à destination de la restauration hors domicile (RHD) afin de réduire la dépendance à la vente en grandes et moyennes surfaces (GMS) à la politique de prix bas.
29 emplois à sauver.
Un programme d’investissement d’un montant de 750 000 euros avait été défini en avril 2011 dont 400 000 euros en matériel et six recrutements.
L’avenir de l’entreprise dépend du plan proposé par le repreneur potentiel. Le département pourrait aider ce plan, selon Bernard Rochet, maire et conseiller général, en faisant intervenir le Conseil général avec le mécanisme européen du FDAIDE (Fonds départemental d’aide à l’immobilier d’entreprise), pouvant financer jusque 25 % des équipements avec un plafond de 300 000 euros.
Depuis plusieurs mois, la Région via Françoise Mesnard et Nathalie Garnier, (conseillères régionales), est en lien étroit avec l’entreprise (1). Elle souhaite que la structure soit soutenue en raison du potentiel de développement, et attend le projet du repreneur pour étudier les possibilités d’intervention afin de sauver les 29 emplois.
B. B.
(1) La Région avait voté une avance remboursable de 60 000 euros en mai 2011. Elle ne fut pas versée suite à la mise en redressement judiciaire et à la nécessité de mettre en œuvre un plan de restructuration. »


